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Eglise Catholique

Histoire & Religions

Différence entre Eglise catholique et Eglise catholique Gallicane


Histoire

Création historique : Concile d’Arles en l’an 361, présidé par Sa Sainteté le Pape Libère qui reconnaît Saint Hilaire (Evêque de Poitiers) comme Evêque de l’Eglise des Gaules.

Après l’Edit de tolérance de Milan en 312, l’Eglise sort des catacombes. Elle sera tolérée jusqu’en 380 où l’Empereur Théodose en fait la religion de l’Empire. Entre ces deux dates, les papes sortent de Rome et rencontrent les représentants des Eglises dites locales déjà constituées. C’est le cas de l’Eglise des Gaules qu’il convoque dans la ville d’Arles lors d’un concile en l’an 361 pour lui octroyer une charte de reconnaissance comme Eglise jamais abrogée.


Etablissement de l’Ecclesia Francorum : A Reims en l’an 496, le Roi des Francs Clovis reçoit le baptême de l’Archevêque de l’Eglise des Gaules Saint Rémi, lequel utilise pour l’onction royale la sainte ampoule du Saint Chrême.


135 ans après la reconnaissance papale de l’Eglise des Gaules, ce n’est pas un Evêque de Rome, mais un Evêque de l’Eglise des Gaules, l’Archevêque de la ville de Reims, Saint Rémi qui est choisi pour conférer le sacre royal au Roi des FrancsClovis. L’Eglise des Gaules instituée en l’an 361, devient l’ecclesia francorum à Reims en l’an 496. Puis l’avènement de la famille royale capétienne en l’an 987, prend le nom d’Eglise Catholique Gallicane de France.

La pragmatique sanction de Saint Louis : l’Eglise romaine souhaitant remettre en cause les libertés de l’Eglise des Gaules, (acquise en l’an 361), cela incita le Roi de France Saint Louis à promulguer un édit affirmant la totale indépendance de l’Eglise Gallicane, concernant notamment le choix des Evêques, les conciles nationaux. Cet édit s’appelle pragmatique sanction.

Au concile d’Arles en 361 c’est St-Hilaire, Evêque de Poitiers de l’Eglise des Gaules qui est considéré comme le Primat de cette Eglise, laquelle s’est constituée au temps des persécutions et deviendra plus tard l’Eglise Gallicane de France.
La dynastie royale Capétienne : en l’an 987, la famille royale de France se perpétue par la dynastie d’Hugues Capet, lequel reçut la continuité de l’onction royale par un Evêque Gallican, l'Archevêque de Reims Adalberon d'Ardennes, représentant l’Eglise des Gaules.

Le Concile de Bâle : en l’an 1433, les Archevêques Catholiques Gallicans d’Arles, de Tours, de Lyon, de Marseille défendent les libertés gallicanes.

La pragmatique sanction du Roi Charles VII : en l’an 1438, ce roi réaffirma les droits de l’Eglise des Gaules par une deuxième pragmatique sanction qui fut contresignée par l’Episcopat de l’Eglise Gallicane de France.

Assemblée du clergé de France : les 19.03.1682 déclarations des 4 articles par l’Evêque Bossuet lequel réaffirma l’identité et les libertés de l’Eglise Catholique Gallicane face à l’Eglise Catholique Romaine. L’assemblée, avec l’accord du Roi Soleil Louis XIV, se déclara publiquement l’Eglise de France et ancienne Eglise des Gaules, soit l’Eglise Catholique Gallicane.

Concordat entre la France et le Saint Siège : l’Empereur Français Napoléon I, signe le 15 juillet 1801 avec Sa Sainteté le Pape Pie VII le concordat qui rétablit les libertés gallicanes et inscrit les 4 articles gallicans de Bossuet (de 1682) dans le catéchisme. C’est une reconnaissance Papale officielle.

Le dernier Roi catholique Gallican de France : en l’an 1830, Charles X se fait sacrer Roi avec la sainte ampoule et l’antique rituel de l’Eglise des Gaules.

La loi du 9 décembre 1905 abrogea le Concordat et les libertés Gallicanes.

Loi du 2.01.1907 : la France crée une loi permettant aux fidèles d’un culte de se constituer en associations cultuelles afin de gérer les Eglises et les biens qui permettent le culte. Cette loi fait suite à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905, laquelle est encore en vigueur en l’an 2007.

Interdiction de l’Eglise Catholique Gallicane : décret du gouvernement de Vichy de 1940.

1950 : rétablissement de l’Eglise Catholique Gallicane en France et élection de S. B. Bernard Isidore Jalbert-Ville comme Patriarche très chrétien de l’Eglise Catholique Gallicane (de 1950 à 1957). Ensuite se succédèrent les Patriarches : Mgr. Joseph Poncellin d’Eschevannes (de 1957 à 1970), Mgr. Guy Patrick Truchemotte (de 1970 à 1987). A sa mort, scission et création de plusieurs juridictions, à Bordeaux, à Paris, en Provence, dont celle de l’Eglise Catholique Gallicane de France en 1988 dirigée par le Primat actuel : Mgr. Franck SCHAFFNER. Cette juridiction se fait connaître depuis 2003, suite aux différences exposées précédemment, qui empêchent pour l’instant l’intercommunion entre les 3 principales juridictions religieuses de la communion gallicane qui maintiennent la tradition

Après sa reconsécration comme Evêque catholique de rite latin pour l’Eglise Catholique Gallicane de France, en 1988Mgr Frank SCHAFFNER en 2003 réactive dans sa région d’origine la résurgence de l’antique Eglise des Gaules, devenue Gallicane (de Gallia = la Gaule = La France), sous le vocable de l’Eglise Catholique Gallicane de France, en remettant à l’honneur le siège historique du concile d’Arles lié à l’histoire de l’Eglise des Gaules.

L’Eglise Catholique Gallicane de France reconnue par l’Eglise romaine comme Eglise particulière a (entre autre) le droit de .

  • Célébrer la Sainte Messe selon le rite traditionnel de Saint Pie V en latin (rite qui se fait dos aux fidèles)

  • Administrer les sacrements selon le cérémonial d’avant Vatican II

  • Pratiquer l’œcuménisme entre Eglises chrétiennes

  • Ordination sacerdotale à des hommes mariés ou divorcés

  • Ordination des femmes jusqu’au diaconat (selon la tradition des siècles passés)

  • Le remariage chrétien des divorcés (sans justification par annulation des précédents)

  • Bénédiction de mariage entre chrétien et non chrétien (juif, musulman, hindouiste,…)

  • La pratique reconnue pour les prêtres d’exercer les 3 charismes sacerdotaux à savoirexorcisme, guérison spirituelle, guidance des âmes


Il est important de noter que l’Eglise Catholique Romaine ne forme plus les prêtres à l’exorcisme depuis Vatican II, mais envoie les fidèles chez les psychiatres.



 
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