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Réincarnation

Histoire & Religions

LES LOIS DU KARMA ET DE LA RÉINCARNATION


Qu'est-ce que la réincarnation ?

Certains se demandent: ‘’Pourquoi Dieu, qui est la bonté infinie, a-t-il permis que le mal existe?’’ Dieu n’est aucunement responsable du mal ; ce sont les hommes qui, usant de la liberté qui leur fut donnée, l’utilise à de mauvaises fins. Dieu n’a pas donné la liberté complète à l’homme pour l’empêcher, par la suite, de faire ce qui lui plaît, car ce ne serait plus de la liberté.

Pour que le bien puisse triompher du mal et qu’en toute justice, chacun puisse récolter ce qu’il a semé,existeloi du Karma et celle de la Réincarnation. Grâce à ces lois, chacun peut faire, à quelques intervalles, le point dans son évolution personnelle.

Dieu a donc permis que soit interrompu le long chemin de la vie en de multiples tronçons, que nous appelons la Mort.

La mort est un présent inestimable de Dieu, disent les sages, car c’est grâce à elle que l’homme peut réellement comprendre le sens de sa vie ; ce qu’il a accompli et ce qu’il aurait du faire.

En effet, tant que l’homme demeure prisonnier de ses sens, de son intellect, de ses désirs, de ses passions, de ses habitudes, il lui est impossible de se juger avec sagesse. La mort le débarrasse de ses illusions. Il se retrouve comme nu devant un miroir, le miroir de la vérité et c’est son âme, qui l’a accompagné toute sa vie, qui le juge.

Elle le fait avec justice et clairvoyance car, dans cet état, l’homme a horreur du mensonge. Alors, il regrette le mal qu’il a fait et ressent un vif désir de réparation qui l’incite à se réincarner.

Cet examen post mortem fait voir à l’homme que le malheur et la souffrance qu’il a causés, sont autant de factures qu’il doit payer dans une autre vie ou, si le total est trop élevé, dans deux ou trois vies successives. L’homme se souvient très bien des bonnes résolutions prises à la fin d’une vie antérieure. Ces résolutions, si elles ne sont pas enregistrées dans sa mémoire physique, le sont dans son subconscient, ou sa conscience. Toutefois, l’homme demeure toujours libre d’écouter la voix de sa conscience qui lui indique le bon chemin à suivre. Combien de fois n’avons-nous pas entendu cette réflexion‘’J’aurais du suivre ma première impression, c’était la bonne’’. C’était la bonne car elle était dépourvue d’égoïsme.

La loi du Karma, qui nous vient de l’Inde, était bien connue des premiers chrétiens qui ne la dissociaient pas de la loi de la Réincarnation.

Saint Grégoire de Nysse, disait, au début de la chrétienté
‘’Il y a nécessité de nature pour l’âme d’être purifiée et guérie ; lorsqu’elle ne l’a pas été par sa vie terrestre, la guérison s’opère dans les vies futures et subséquentes’’ Saint Augustin, pour sa part, déclare dans une lettre à Saint Jérôme, sur la question des enfants qui naissent avec des vices''Si l’âme est créée en même temps que le corps, Dieu ne pouvant créer que du bon, il est probable qu’ils se sont gâtés eux-mêmes dans une précédente existence’’

Origène, un des pères de l’Église chrétienne, disait‘’Quant à savoir pourquoi l’âme humaine obéit, tantôt au mal, tantôt au bien, il faut en chercher la cause dans une naissance antérieure à la naissance actuelle’’ Platon, philosophe grec, cite dans la République‘’Récompensée ou punie, selon ses actes, l’âme se juge elle-même, en choisissant un destin en rapport avec les habitudes contractées dans une vie précédente. Ce choix lui est dicté comme une conséquence; il est irrévocable et l’âme seule, en est responsable’’.

Ces deux lois, celle du Karma et de la Réincarnation, sont les piliers de la Justice divine; elles sont la clef de toute évolution. Elles rendent tous les hommes égaux devant Dieu. À la naissance, nous apportons avec nous, un dossier personnel rempli de nos factures à payer. Par contre, nous avons la liberté de ne plus émettre de nouvelles factures, tout en payant nos dettes, car selon la loi du Karma, on récolte ce que l’on sème.

Les enseignements d’Origène sur la Réincarnation, étaient admis par l’Église de Rome, ’à l’an 450, après Jésus Christ.
En 451, un décret conciliaire confirma cette doctrine. Ce décret fut appelé le décret Chalcédonien. Au concile suivant, Justinien le fit abroger, à la demande de son épouse Théodora, qui craignait, disent les historiens, une terrible réincarnation.

La croyance en la Réincarnation remonte fort loin, puisque la bible grecque, cite les paroles de Job‘
’Quand l’homme est mort, il vit toujours; en finissant les jours de mon existence terrestre, j’attendrai car je reviendrai à nouveau’’. Les sages grecs étaient tous d’accord sur la Réincarnation et Empedocle disait‘’Nul sage ne saurait admettre que la seule durée de la vie, de ce qu’on nomme la vie, marque la durée de l’existence pour les hommes’’.

Chaque vie est une épreuve probatoire, afin de transcender la nature humaine pour que le corps devienne le tabernacle de l’esprit qui l’habite. Le corps de l’homme ne lui appartient pas, il n’en est que le gardien. Quoi qu’onpense, l’homme à le devoir de l’entretenir, de le conserver en bon état, avec sagesse et respect. En réalité, la vie est une épreuve et non un moyen de satisfaction égoïste des sens.

La réincarnation est le retour du principe spirituel dans une nouvelle enveloppe charnelle. Pour un être humain, cette enveloppe est toujours un corps humain. Mais on peut se réincarner soit sur la même planète où l'on a vécu sa dernière existence, soit sur une autre planète.

On ne peut fixer un temps précédant le retour dans un corps matériel, pas plus qu'on ne peut fixer un temps pour la vie terrestre. Des êtres humains passent trois ans sur terre, et d'autres y vivent quatre-vingt-dix ans. Si l'on disait que l'homme vit sur terre trente ans, on parierait comme un amateur de statistique, mais pas comme un observateur des lois réelles.

L'esprit doit entrer dans un nouveau corps, mais cela se fait petit à petit et n'est achevé qu'à la naissance. Mais certains esprits changent d'avis après coup et craignent tellement la renaissance que cela aboutit parfois à une fausse-couche ou à un enfant mort-né.

En général, les jeunes enfants de deux à trois ans ont très souvent des réminiscences de leurs vies antérieures. Les souvenirs s'estompent vers sept ou huit ans, lorsque l'enfant est mieux intégré dans la vie terrestre.

Certaines de nos aptitudes peuvent disparaître d'une vie à l'autre, être comme en sommeil, lorsque l'esprit désire en acquérir d'autres. Mais les premières ne disparaissent qu'en apparence et peuvent s'épanouir davantage dans une vie ultérieure.

Un esprit attardé peut avoir choisi une famille évoluée dans le but de s'améliorer - ceci constitue une épreuve pour la famille choisie - alors qu'un esprit évolué peut s'incarner dans un cadre déplaisant, même dans un corps infirme, pour subir une épreuve nécessaire et développer des qualités qui lui manquent.

Disons tout de suite qu'avant de venir se réincarner dans une planète, l'être spirituel se prête à la perte de la mémoire des existences antérieures. La réincarnation a, en effet, été enseignée comme un mystère ésotérique dans toutes les initiations de l'Antiquité.

 
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